Une « form’action » sur la paix à l’initiative de Peuples Solidaires / Action Aid à Besançon le 25 avril 2026

Form’action
Femmes, guerre et paix
Samedi 25 avril , 9h30-17h
Exposition : Les femmes ambassadrices de paix
Dans le cadre de la Journée des droits des femmes du 8 mars.
Peuples solidaires Doubs promeut la réalisation des 17 Objectifs du développement durable de l’ONU, et particulièrement les objectifs 4 Éducation de qualité, 5 Égalité entre les sexes, 16 Paix, justice, et institutions efficaces, 17 Partenariats pour la réalisation des objectifs.
À une époque où les guerres et les tensions internationales se multiplient, est il possible de construire la paix ? Quel rôle ont joué et peuvent jouer les femmes dans ce processus ? Comment réaliser « les voies de l’utopie » ? sauvegarder le vivant ? « sauver l’humanité en nous » ?
MATIN : Problématique : Femmes, guerre et paix.
Modérateur : Jean-Pierre Bugada, Président de l’Association française pour les Nations unies, région de Franche Comté. Fonctionnaire honoraire des Nations Unies
9h30-9h45 : Mots d’accueil du Nouveau Théâtre Besançon et de Peuples solidaires Doubs
9h45-10h15 : Qu’est ce que la guerre, qu’est ce que la paix ? Jacques Fath : Spécialiste des relations internationales. Chercheur indépendant. Auteur de « La guerre, le droit et la paix », postface d’Antonio Abou Kasm, éditions du Croquant, 2025.
10h15-10h45 : Les femmes dans la paix et dans la guerre, Hélène Tourard, maîtresse de conférences HDR, en droit public, Université Bourgogne Europe.
10h45-11h : Échanges
11-11h30 : Les différents types de violences contre les femmes en conflits armés, Margaux Seigneur, grande reporter, Le Monde, Nouvel observateur, Algésiras, Géo.
11h30-12h : La non violence est elle une voie pour la paix ? Quelques exemples internationaux par Rachel Lamy Dirand, autrice de « Addicte à l’espoir ; Mon tour du monde de la non violence », éditions Salvator.
12h – 12h15 : Échanges
APRÈS MIDI – Ateliers tournants Pour une culture de la paix.
13h45-14h30 : Atelier : Marcher pour la paix : Quelle actualité ? ADN, Peuples solidaires Jura
14h30-15h15 : Atelier : Dessine-moi la Paix : Thiébaud Lardier
15h15-16h : Atelier : Poèmes pour la paix Criée et roue de la Paix. Peuples Solidaires Doubs
16h-16h15 : BILAN
16h30-17h : CONCERT : Chansons pour la paix, avec Guy Vigouroux













Qu’est-ce que la guerre ? Qu’est-ce que la paix ?
Besançon, 25 avril 2026 – Jacques Fath
Avec la création de l’Organisation des Nations Unies en 1945, on aurait pu penser avoir aujourd’hui retenu la leçon des guerres de la première moitié du 20ème siècle, avec 80 millions de morts, le génocide nazi, deux bombes nucléaires sur le Japon, une Europe détruite…
Il est vrai que les Nations Unies, avec la Charte qui définit les buts et les principes devant guider le nouveau système international, ont interdit le recours à la force (avec 2 conditions précises liées à la légitime défense). Les Nations Unies avaient donné la priorité à ce que l’on appelle la sécurité collective comme processus nécessaire à la construction de la paix.
Pourtant, on se demande aujourd’hui si nous (nous, c’est à dire d’abord les pouvoirs, les États, les forces politiques dominantes…) si nous ne sommes pas en train de recommencer… Recommencer non pas la même chose… car l’histoire ne se reproduit pas. Mais recommencer un périlleux processus de confrontations de puissances, de possibles très grandes guerres…La question mérite, je crois, d’être ainsi posée. La trajectoire actuelle des relations internationales semble nous conduire sur un chemin dangereux.
Déjà l’échec des guerres américaines en Irak et en Afghanistan, l’échec des guerres françaises en Afrique, et l’impasse de la guerre actuelle au Proche-Orient devraient rappeler à quel point l’exercice de la force et l’affirmation de la puissance, voire l’hubris de la toute puissance, sont à l’origine de fiascos stratégiques sur le plan international. Le problème n’est donc pas d’aujourd’hui.
On mesure donc que la puissance n’a pas vocation à résoudre les problèmes. Elle les produit. Elle les aggrave. Surtout lorsqu’elle sert, comme aujourd’hui, à imposer des pratiques, à détruire l’ordre international, à réaffirmer des dominations dans un mépris total du droit.
Les relations internationales sont aujourd’hui sur une trajectoire risquée et très incertaine. C’est un défi d’insécurité globale qui affecte en réalité le monde entier. C’est un des grands enjeux planétaires auxquels nous sommes confrontés. Avec d’autres enjeux : le réchauffement climatique, la perte de biodiversité, le développement humain et de l’égalité, l’enjeu sanitaire ou encore cette question de la maîtrise sociale et politique des très hautes technologies. On ne peux pas réfléchir à la guerre et à la paix en dehors de ce contexte.
Tout cela renforce donc l’exigence de la responsabilité collective, comme paradigme fondamental, puisque les menaces et les risques sont communs. La question de la responsabilité humaine et sociale, donc politique, est ainsi posée avec force devant l’ampleur inédite des problèmes à résoudre.
Il faut essayer de comprendre les causes de cette mutation. Pour cela je partirai d’une formule d’Emmanuel Macron dans son discours du 4 mars 2026 sur la dissuasion nucléaire. Il dit : « pour être libre, il faut être craint, et pour être craint, il faut être puissant ». Pour E. Macron, la puissance… c’est la matrice politique prédominante.
Le discours politique dominant appelle effectivement à penser prioritairement la puissance, le militaire et l’usage de la force, à repenser les budgets défense pour les augmenter brutalement, en France, en Europe et aux États-Unis (1500 milliards de dollars pour 2027). Tout se concentre sur cette priorité comme solution obligée.
Tout cela se situe aux antipodes de la Charte des Nations Unies et de l’ordre international libéral installé après 1945 qui devaient alors garantir les conditions de la paix et d’une sécurité collective dans une approche multilatérale de la priorité à la diplomatie, du non recours à la force, de la primauté du droit… Un effort pour civiliser les relations internationales, en quelque sorte.
C’est exactement l’inverse du processus actuel fondé sur la puissance et l’inégalité des acteurs, sur les rapports de force et la sécurité nationale. La trajectoire dans laquelle nous sommes aujourd’hui s’inscrit dans la préparation à la guerre, dans la défiance et la menace, dans la dissuasion qui est en soi une menace…
Cette contradiction majeure entre l’ordre défini en 1945 et ce qui tend à s’imposer aujourd’hui devrait être dépassée. On peut gérer autrement les relations internationales. Il n’y a pas de fatalité. Il n’y a que des questions politiques.
Pourtant, on nous dit souvent l’inverse. La guerre serait un fait inéluctable, un invariant de la nature humaine. Son origine se perdrait dans la nuit des temps préhistoriques. En Europe, il nous faudrait maintenant repenser la guerre, et reconstruire les moyens de la faire… quel qu’en soit le prix. Et revenir ainsi au « réel ».
Mais cette idée de la guerre comme destin naturel lié à l’humain doit être évacuée. Il ne faut pas confondre le biologique et le sociologique. Comme le dit Marylène Patou-Mathis (préhistorienne auteure de nombreux ouvrages. Elle a travaillé notamment sur la place des femmes dans la préhistoire) : « la guerre n’est donc pas indissociable de la condition humaine, mais le produit des sociétés et des cultures qu’elles engendrent. Elle est un des vecteurs de mutation de leur histoire ». Elle précise que la guerre n’a pas toujours existé. Elle apparaît à un certain stade du développement des sociétés. Son origine serait liée en particulier au développement de l’économie de production. Elle ajoute en contrepoint que l’empathie, la compassion et la coopération furent des facteurs clé de la réussite de l’évolution de notre espèce. Ce qui « fait » la guerre c’est donc le rapport social, pas le soi-disant instinct de violence des humains… même si leur consternante capacité à produire de la violence, évidemment, n’est pas à démontrer. La guerre, comme la paix, est donc une construction sociale et politique. Les préhistoriens et préhistoriennes nous apprennent beaucoup sur cette réalité.
Anne Le Leloërff (archéologue, vice-présidente du Conseil national de la recherche archéologique ) situe « l’invention » de la guerre à l’âge du bronze (après le néolithique, entre 2300 et 800 avant notre ère). C’est à ce moment-là que commencent à se cristalliser tous les facteurs principaux qui vont constituer ce que nous désignons aujourd’hui par le mot guerre. Évidemment, la guerre n’a cessé au fil des quelques millénaires qui vont suivre, de profondément changer dans ses formes, en fonction des conditions économiques, sociales et politiques, en fonction des technologies, des rapports de forces, mais aussi de la pression à la militarisation. Militarisation non seulement des économies, mais aussi des esprits. D’ailleurs, on voit aujourd’hui comment la militarisation touche jusqu’à l’université. La guerre, c’est aussi une culture.
Ainsi, avec l’âge du bronze, voire un peu avant pour certains chercheurs, les éléments de ce que sera la guerre commencent à se réunir. Avec les armes, notamment, c’est à dire les artefacts (ou objets) dédiés uniquement aux combats dans la guerre, pour tuer ou pour blesser. Avec la fabrication des armes, il y a les chaînes opératoires, les ateliers de bronziers, la métallurgie et l’innovation technique… C’est à dire une construction économique. Mais c’est aussi l’organisation de la tactique des combats, le rôle du politique et d’un pouvoir. Et c’est encore l’expression sociale et idéologique de la force, d’un statut de prestige du combattant et du chef de guerre. Tout cela traduit un processus social complexe… que je résume excessivement.
Il est manifeste que la guerre révèle et traduit ce que deviennent les sociétés, et comment elles se transforment. On voit aujourd’hui, par exemple, la constitution de ce triptyque essentiel de la science, de l’État et de l’industrie. C’est un moteur de la puissance, qui définit ce que l’on appelle aujourd’hui le complexe militaro-industriel ou maintenant complexe militaro-technologique, pourvoyeur de moyens et de profits.
La guerre dès les origines, permet aussi d’identifier et de réserver un espace symbolique spécifiquement masculin, à partir des armes (esthétiquement travaillées pour marquer un statut) et d’une activité sociale fondée sur le prestige, sur une expression de puissance et de virilité, et sur une domination masculine idéologique et fonctionnelle.
Certes, la présence et le rôle des femmes dans les activités de défense et dans les guerres ont naturellement évolué au fil des siècles…Mais la fonction et la figure du soldat et du chef de guerre resteront d’abord attachées au genre masculin.
Dans cet esprit, notons que le retour très actuel du discours et des comportements masculinistes constituent une régression culturelle et politique… Dans des sociétés occidentales au sein desquelles la violence tend à augmenter (des spécialistes confirment cette amplification) cette tendance est en soi problématique. Elle pourrait, sur le plan sociétal, crédibiliser encore davantage l’idée très réactionnaire selon laquelle, dans notre société, il faudrait être craint, et pour être craint il faut être dominant, et on peut être violent… Une actualité souvent dramatique montre que l’enjeu est important.
Au fil du temps, l’ensemble de ces processus sociaux a marqué le système capitaliste dans ses mutations et ses contradictions. Mais ce système reste évidement étroitement lié à l’histoire de la guerre qui s’impose dans la très longue durée (plusieurs millénaires). Il faut remarquer à quel point ce système capitaliste a pu dans son histoire (quelques siècles), porter la guerre à des sommets d’affrontements armés. Des paroxysmes poussés par les technologies, par les compétitions de puissance, les intérêts de classe, les idéologies. Le capitalisme a porté les moyens de la puissance à un tel niveau de capacité létale et destructive que la possibilité même de très grandes guerres de portée mondiale est devenue une éventualité difficile à imaginer.
Enfin, la guerre a conduit le monde dans une impasse majeure puisque l’emploi des armes nucléaires signifierait la destruction de l’humanité. L’arme nucléaire, loin d’être une garantie ultime de sécurité, entretient ce risque. La dissuasion nucléaire, doctrine de puissance dominante, porte la menace permanente d’un emploi de cette arme. Il n’y a donc pas d’autre véritable garantie de sécurité que son élimination.
Mais notre monde est aussi menacé dans son existence par une catastrophe écologique majeure possible en raison du mode de croissance dominant, de pollutions massives dans le contexte du réchauffement climatique.
Tout cela s’accompagne de crises sociales aiguës, de grandes migrations sous contraintes, de politiques autoritaires et d’une conflictualité croissante.
On est donc fondés à penser que l’on arrive au bout d’un certain mode de développement et de pensée. Des limites sont atteintes. Cela traduit la dimension du défi politique et social ainsi posé, avec le risque de situations hors de contrôle. Ce risque du hors de contrôle existe effectivement, à la fois dans la guerre, notamment face au danger du nucléaire militaire, ou face aux enjeux du réchauffement climatique. Il existe aussi quant aux défis de la maîtrise sociale et politique des très hautes technologies, en particulier le numérique, pour l’avenir des sociétés et pour la sécurité.
Les très hautes technologies présentent en effet de nouveaux dangers, avec l’accélération effrénée et l’automatisation des processus guerriers, avec la problématique des systèmes d’armes autonomes (SALA), ou avec ce que l’on appelle le « soldat augmenté », c’est à dire la transformation physique et psychologique du soldat avec les neurosciences, pour qu’il puisse dépasser ses capacités initiales au combat. Une dérive préoccupante.
L’intelligence artificielle va réduire l’intervention humaine, donc la responsabilité humaine dans la guerre. Ce qui soulève un problème éthique réel. Notons que ces risques nouveaux n’effacent pas les pratiques guerrières les plus classiques, y compris celles qui ont marqué la Première Guerre mondiale… ce que montre la guerre en Ukraine.
Le numérique, c’est une révolution de la puissance. Puissance de calcul, de capacités, de vitesse… avec des outils, en particulier l’IA, qui changent la société et les rapports mondiaux. On voit déjà à quel point quelques grands groupes technologiques, des acteurs dominants liés au militaire, en particulier aux États-Unis, dominent et dirigent cette révolution de très grande portée, productrice d’immenses profits. Mais c’est aussi une contradiction entre, d’une part, les niveaux de puissance générée, et, d’autre part, la carence d’une véritable maîtrise sociale et politique d’un tel processus : maîtrise prudentielle, maîtrise de la connaissance, de l’information, de l’éducation… Ici aussi le problème est celui d’une possible perte de contrôle.
Le philosophe allemand Günther Anders pose pertinemment la question suivante : l’homme est-il à la hauteur des technologies qu’il produit ? On pourrait ajouter : est-il à la hauteur des défis planétaires critiques qu’il a lui-même engendrés ?
Nous sommes dans une crise systémique. Une crise du mode de développement, mais aussi de la pensée politique et de l’incapacité à construire (ou le refus de porter) une autre vision du monde et du futur. Il faut redonner du sens. La guerre et la paix, ne s’inscrivent pas seulement dans une confrontation sur des intérêts, des stratégies, des idéologies, sur des conceptions sur la sécurité… ce qui est déjà décisif. C’est aussi un défi à relever sur les valeurs, sur l’altérité, sur les droits et l’égalité… c’est à dire sur l’essentiel de notre humanité.
En conclusion je soulèverais trois problèmes :
1) Il faut répondre à la question : comment être au monde aujourd’hui ? Ou formulé autrement, est-il acceptable qu’au 21è siècle, après les catastrophes du siècle précédent, l’histoire puisse encore s’écrire par la guerre ? Pour pouvoir répondre, il faut nécessairement mettre en cause la puissance et la force comme référents politiques doctrinaires. La puissance n’est pas seulement un ensemble de capacités. C’est aussi un projet, une visée qui conduit aisément à la démesure à l’hégémonie. Il est donc nécessaire de domestiquer la puissance, de briser sa centralité politique et d’apporter une réponse de rupture sur les valeurs, sur les institutions, sur le politique, et notamment sur la démocratie. Car l’exercice de la force et le recul de la démocratie convergent dans le même processus de régression systémique. Mais, attention, ce lien n’autorise pas à tromper les opinions publiques en prétendant, par exemple, que l’on fait la guerre à l’Iran pour la démocratie…
2) Il faut faire descendre la guerre de son piédestal idéologique. Il faut en finir avec l’idée de la guerre comme mode de régulation inéluctable des relations internationales. Celles-ci peuvent et doivent être conduites autrement. Il est donc indispensable de relégitimer la nécessité impérieuse d’un ordre international fondé sur le droit pour faire dominer un autre mode de conduite des relations internationales. Un monde sans règles, c’est la promesse du chaos. Il faut donc un ordre qui soit à la fois système et effort permanent pour réduire les facteurs d’hostilités et de confrontations.
3) Il est nécessaire d’insérer la réflexion politique dans l’histoire – il n’y a pas de conflits sans histoire (et inversement). Dans chaque conflit il y a les origines, les causes, les responsabilités, un contexte. Vous vous souvenez du très vif débat concernant la guerre en Ukraine et les responsabilités respectives. Celles de la Russie, évidemment, qui déclenche la guerre. Et celles des puissances occidentales qui ont interprété l’effondrement de l’URSS comme une victoire permettant de projeter l’ascendance stratégique de l’Alliance atlantique jusqu’aux frontière de la Russie. Après l’effondrement de l’URSS, les dirigeants des États-Unis ont considéré que le monde qui s’ouvre alors est un monde sous hégémonie américaine dans lequel ils peuvent agir totalement à leur guise. En vérité, le problème posé fut d’abord celui de la carence d’une réponse à la hauteur du basculement géopolitique intervenu avec la fin de la guerre froide. Dans un tel bouleversement, il fallait redéfinir complètement, par exemple dans le cadre des Nations Unies, un nouvel ordre international et un nouvel ordre de sécurité en Europe et dans le monde. Quand le monde bascule, il faut être à la hauteur de l’événement et des mutations qui changent l’histoire. Cette carence politique majeure, fondée sur le seul choix de la puissance et de la domination, a probablement signé le tout début de la décomposition actuelle du système international et de la sécurité. Le politique, c’est cela aussi : comment, à tout moment, être à la hauteur des événements et des enjeux pour penser l’avenir.
Je finirai en soulignant trois exigences qui doivent accompagner le politique et les valeurs qui légitiment les choix :
– D’abord la responsabilité parce que nous sommes comptables de l’avenir.
– Ensuite le droit parce qu’il faut des règles de comportement.
– Enfin, un ordre international parce qu’il faut faire dominer le multilatéralisme contre la hiérarchie des puissances.
Ces 3 exigences rappellent ce qu’il y a d’essentiel dans la politique internationale : la responsabilité des acteurs, la maîtrise des situations et une vision du futur.
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